Conseil
Cambriolage : les démarches avec votre assurance, étape par étape
Après un cambriolage, la précipitation coûte cher : réparer trop tôt, déclarer trop tard ou jeter les mauvaises pièces peut réduire votre indemnisation. Voici l’ordre des démarches, et pourquoi il compte.
Publié le par l’équipe France Serrure Gironde
1. Ne touchez à rien, appelez la police ou la gendarmerie
Le réflexe naturel est de ranger, réparer, refermer. C’est précisément ce qu’il ne faut pas faire : les constatations des forces de l’ordre portent sur l’état des lieux, traces d’effraction comprises. Composez le 17 (ou déposez plainte au commissariat si l’urgence est passée) avant toute remise en état.
Le dépôt de plainte n’est pas une formalité optionnelle : le récépissé, puis le procès-verbal, sont exigés par la quasi-totalité des contrats d’assurance pour ouvrir le dossier « vol ».
2. Photographiez tout, avant de ranger quoi que ce soit
Photographiez la porte, la serrure, le dormant, les fenêtres, chaque pièce touchée, les meubles fouillés. Multipliez les angles et les plans rapprochés sur les traces d’effraction.
Ces photos ont deux usages : compléter votre déclaration de sinistre, et documenter l’état d’origine si l’expert de l’assurance passe après les réparations d’urgence.
3. Déclarez le sinistre dans le délai du contrat
La plupart des contrats prévoient un délai de deux jours ouvrés à compter de la découverte du vol — vérifiez le vôtre, certains diffèrent. La déclaration peut généralement se faire par téléphone, dans l’espace client ou par lettre recommandée.
Joignez ou préparez : le récépissé de plainte, la liste des biens volés ou dégradés, les photos, et toute facture ou preuve d’achat des biens concernés. Pour les dégâts au bâti — porte, serrure, fenêtre — un devis ou une facture de remise en état sera demandé.
4. Sécurisez le logement, sans effacer les preuves
Entre les constatations et les réparations définitives, le logement doit rester habitable et fermé. Une mise en sécurité provisoire — serrure temporaire, condamnation d’un ouvrant, panneautage d’une vitre — répond à ce besoin sans préjuger des travaux définitifs.
Conservez les pièces déposées (cylindre forcé, serrure arrachée) : l’assureur peut demander à les examiner. Et faites établir une facture détaillée poste par poste pour chaque intervention, y compris la mise en sécurité d’urgence : beaucoup de contrats la prennent en charge.
5. Réparations définitives : appuyez-vous sur le passage de l’expert
Selon le montant du sinistre, l’assureur peut mandater un expert. Attendez son passage — ou son accord explicite — avant les réparations définitives lourdes (remplacement de porte, blindage). Pour les petites remises en état, l’accord téléphonique ou écrit du gestionnaire suffit le plus souvent.
C’est aussi le bon moment pour corriger le point faible par lequel l’intrusion a eu lieu : votre assureur peut d’ailleurs conditionner la poursuite de la garantie vol à un niveau de protection minimal. Relisez les exigences de votre contrat avant de choisir le matériel.